Lettre du 22 novembre 2015

Les classes du silence : novembre-décembre 2015

 

Chers amis et amies,

J'ai décidé il y a 2 ans de suivre la formation de facilitatrice de Tenségrité lors d'un séminaire en Ukraine ayant pour thème "le Leadership" et où nous avions appris et pratiqué la passe du dauphin, pour sentir et honorer la simple joie d'être vivant. Quelques semaines plus tard, un avion et tous ses passagers, abattu en plein vol, s"écrasait sur cette terre ukrainienne.

Cette décision s'était alors imposée à moi parce que, pour l'avoir expérimenté si fort depuis ma rencontre avec la Tenségrité en 2000 -date de ma 1ère participation à un séminaire, à Barcelone puis à Berlin : expériences fondatrices-  je sais que nous avons là un trésor précieux qui accompagne la guérison de nos souffrances et le retour à l'unité. 

En choisissant de devenir facilitatrice, en me faisant "antenne relais" de cette connaissance ancienne adaptée à l'époque qui est la nôtre, je sais que je peux participer, à ma mesure et à ma manière, à la guérison de la souffrance du monde. Et c'est participer qui me tient le plus à coeur. 

 

Si vous en avez envie, je vous invite à lire cette page du site de Cleargreen, où s'expriment des instructeurs et praticiens suite aux événements de Paris :

http://www.cleargreen.com/fr/blog/there-are-no-others 

Les derniers mots de cette page :

"Nous sommes tous des citoyens du monde. Nous sommes tous capables d’amour et de violence.

Donc la question que chacun de nous pouvons nous poser, et à laquelle nous pouvons répondre, est : Comment pouvons-nous bondir hors de l’ignorance, du jugement et du ressentiment, pour contribuer à la guérison de l’expérience humaine du monde?

Quel saut devons-nous faire en ce moment pour chérir notre monde? Comment pouvons-nous nous tourner vers l’intérieur, vers notre souffle et notre cœur, pour ensuite aller vers l’extérieur et aimer le monde ?"

 

Les classes de la cyclicité 4 , "le Silence", sont une des manières de nous accompagner à vivre cela : suspendre un moment le flot des pensées linéaires, bien souvent automatiques et envahissantes, et sentir la présence de notre corps d'énergie, de notre essence, sentir l'espace de silence en nous se déployer, ce lieu de l'inspiration, de l'intuition, de la connaissance directe... un lieu même où il n'y a rien à pardonner, où tout est déjà pardonné, puisque chaque événement, le plus terrible soit-il, est une des innombrables expressions et manifestations de la blessure du monde. 

C'est ce que je nous souhaite de vivre dans cette classe.

 

Avec affection, gratitude, espoir et mon amour immense pour ce monde

 

Elodie